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Prélèvement à la source : ces questions que les salariés vont (se) poser

Posté le : 13/03/2018

(La Tribune) (...) Par rapport au système actuel, plusieurs catégories de contribuables seront particulièrement impactées :
 
  • les "nouveaux" contribuables et notamment les jeunes sortant du foyer fiscal de leurs parents. Avant le prélèvement à la source, un étudiant qui a débuté une activité professionnelle en janvier de l'année N paie son impôt sur le revenu à l'automne de l'année N+1. Ce qui fait plus d'un an d'avantage en trésorerie. Avec le prélèvement à la source, il paiera son impôt dès son premier mois de travail.
     
  • les salariés en difficultés : aujourd'hui, un salarié encaisse d'un côté son salaire net et de l'autre paie ses impôts. Et, en général, en cas de problème, il suspend le paiement de ses impôts et va négocier avec les services fiscaux (demande de délais de paiement). Demain, les salariés ne pourront pas négocier avec leur employeur ou à la marge seulement (avances sur salaire). Le prélèvement à la source rend plus compliquée la négociation de délais de paiement de l'impôt.
     
  • Il pénalise aussi les personnes bénéficiant de dispositifs de réduction d'impôt, notamment celles qui ne payaient pas d'impôt in fine grâce à de tels dispositifs. En effet, avec le prélèvement à la source, l'impôt sera payé au moment de la perception du revenu / salaire, sans prise en compte des réductions d'impôt éventuelles qui ne viendront qu'en déduction du montant de l'impôt final suite au dépôt de la déclaration des revenus, l'année N+1. L'impact en, termes de trésorerie peut donc s'avérer non négligeable...
     
  • Il pénalise enfin, d'une certaine façon, les personnes soucieuses de payer moins d'impôt, notamment les personnes ayant opté pour un dispositif de défiscalisation (Loi Pinel, Loi Madelin, etc...). Aujourd'hui, il est possible d'agir en cours d'année pour payer moins l'année suivante. Demain, l'incitation sera moins efficace puisque, par définition, l'impôt aura déjà été acquitté...